Folies barbares

[s01e06] Une tour qui rend Fû !

Ou l'art de la torture administrative

Partie 1

Le groupe rentra en courant par l’ouverture causée dans l’explosion, la porte ayant été brisée. Tous étaient avides de botter quelques fesses…

Et c’est avec stupeur que le groupe étant rentré dans la tour, dans un long couloir, s’aperçut que la porte s’était reformée et refermée derrière eux. Mais décidant de ne pas s’éparpiller sur ce mystère et d’accomplir au plus vite leur mission, ils avancèrent dans le couloir. Caurea mis le groupe en garde sur le tapis qui parcourait le couloir. En effet elle distinguait des imprégnations de magie à intervalles réguliers sur tout le long du tapis rouge. Bien qu’elle ne réussit à déterminer de quel type de sort il s’agissait, d’un commun accord, le groupe décida de ne pas marcher dessus et de préférer les côtés du couloir derrière des colonnes qui décoraient la pièce tous les 6 mètres. La décoration était simple, bien que des centaines de tableaux recouvraient les murs : des portraits se succédaient, alignés sur les murs. Dans un ordre alphabétique, tous représentaient une figure d’une personne vivante ou morte ayant travaillé un jour à l’ambassade.
Fû, demanda une plume et de l’encre à Auriel, et commença à dessiner diverses moustaches et autres blagues sur les tableaux qu’il croisait, avec modération bien sûr, ne voulant pas trop gâcher l’encre de Auriel. Lorsqu’il eut finit, Auriel ajouta ces simples lettres, LHOOQ, sur un portrait de femme, assise, les mains appuyées sur un fauteil, sur lequel Fû avait dessiné des moustaches.
Marcel_Duchamp_Mona_Lisa_LHOOQ_1_.jpg
Le groupe entreprit ensuite de traverser le couloir entièrement après que la blague de Fû et Auriel ait finit de faire marrer tout le monde. Mais après avoir vu défiler sur les tableaux toutes les lettres de l’alphabet commun, de l’alphabet elfique, puis de l’alphabet orque, Fû pris un coup de sang. Prenant Rita sur son dos, et sans grand élan, il canalisa le ki qui parcourait ses veines pour démarrer une accélération fulgurante. A une vitesse fulgurante il parcourut le couloir, et très vite le groupe le perdit de vue.
Auriel : << Bon, ben je propose qu’on attende là non ? >>
C’est ce qu’ils firent. Ennis profita de ce temps de quiétude pour admirer les peintures qu’elle voyait et tenta d’en reproduire certaines sur ses parchemins. Lorsque, sorti de nulle part, une bourrasque vint la bousculer. Les quatre fers en l’air, c’est la puissance d’une armée qui venait de la renverser.

<< Mais c’est Maître Fû !? >> s’écrièrent-ils, en cœur. Ils comprirent vite que le couloir semblait être circulaire, aussi ils attendirent le nouveau passage de Fû. A son retour tous hurlèrent son nom. Fû procéda alors à une freinage d’urgence, plantant ses talons dans le sol, et cramant par la même occasion la semelle de ses souliers.
Maître Fû : << Mais qu’est ce que vous faites là ???? >>
Auriel : << On vous retourne la question, on dirait que vous avez tourné dans un couloir totalement circulaire ! >>
Tout ce beau monde se rendit alors compte de l’étrangeté du couloir qu’ils étaient en train d’arpenter. Ne souhaitant pas mourir de déshydratation avant d’avoir pu fesser des culs, ils se réunirent pour débattre des actions à prendre. Le tapis magique fut étudié de plus près. Il fût déterminé que deux sortilèges distincts l’imprégnaient, un inconnu et diffus, et un autre de convocation de créature placé à intervalles réguliers. Le sort fut ainsi activé délibérément. Un groupe de trois halfelins fut alors convoquées, tous aussi inutiles qu’amorphes. Tenant de parlementer avec eux, sans grand succès, le groupe se résigna à leur déboîter la tronche. Une fois les trois petits hommes occis, un tintement se fit entendre, retentissant trois fois. Le son semblait fort mais la source en était inconnue, surement magique. Décidant de procéder à une approche plus douce, le tapis fut à nouveau mis à contribution pour convoquer deux nouveaux halfelins, cette fois. Un dialogue fut établi avec succès. Et lorsque fut abordée la question de savoir comment accéder à la tour et déjouer le piège de ce couloir, un halfelin répondit mécaniquement : << veuillez vous reporter au règlement intérieur, inscrit sur la porte d’entrée du bâtiment >>.
La frustration s’emparant de Fû, celui-ci fit voler deux têtes (faisant par la même retentir le son double d’une clochette) et se dirigea d’un pas déterminé vers la porte d’entrée qui bizarrement (magiquement ?) fut atteinte en quelques pas seulement. Et en effet, gravée sur le bois, le règlement de la tour faisait foi : << un système anti-stress est mis en place pour votre sécurité. Pour le désactiver et ainsi accéder à nos services, vous devrez tuer un total de 10 halfelins convocables à souhait en utilisant le tapis rouge. >>
Défoulant ainsi ses nerfs, devant un public au repos, Fû dézingua 5 nouvelles créatures, faisant retentir ainsi 5 nouvelles clochettes. Il se matérialisa ainsi, à quelques mètres d’eux une nouvelle porte. Prenant comme indiqué sur la gravure de la porte un ticket sur le dispositif prévu à cet effet, ils décidèrent de découvrir la suite du bâtiment…

Partie 2

Le ciel aurait pu s’effondrer sur eux que la scène aurait eut plus de sens que ce qu’ils avaient là sous les yeux. En effet, dans une grande prairie à l’herbe séchée par le piétinement de centaines de personnes, se dressaient autant de tentes. Il y avait plus de monde encore que pour le concert de Woodstock (grand événement interplanaire qui rassembla en son temps tous les esprits aventureux et rebelles – un excellent souvenir pour Maître Fû). On appelait le numéro 392. Le ticket que tenait Fû dans sa main était numéroté 1923. Nul doute que l’attente allait être longue. Aussi, Maître Fû décida d’écourter l’attente en écourtant quelques têtes… Il ne s’arrêta que lorsque le ticket numéroté subtilisé sur les cadavres des pauvres civils ne s’approcha que d’une unité près du nombre précédemment appelé.
On appela donc le 393, ticket tenu fermement par Fû, et maculé du sang des innocents. Le groupe se dirigea devant le comptoir prévu à l’accueil. Une mégère les accueillait, aigrie au possible.
<< C’est pour kowaaaaa ? >>
<< Nous souhaitons rencontrer un responsable ! >>
<< Et vous ne croyez tout de même pas que ça se fait comme ça par magie ? Vous avez le formulaire violet ? >>
<< Le formulaire violet ? Comment le récupère t-on ? >>
<< Commencez par arrêter de me faire perdre mon temps, et ensuite vous devez remplir le formulaire blanc et l’amener aux bureaux de l’étage suivant. >>
<< Et le formulaire blanc … ? >>
<< TENEZ !!! >>, hurla l’opératrice derrière son hygiaphone, glissant un formulaire jaune sous la vitre.
<< Mais ce formulaire est jaune ! >>
<< Mais c’est que vous êtes des génies on dirait ! Remplissez ce formulaire et je vous donnerai le formulaire blanc. >>

Le formulaire fut donc récupéré et rempli, et échangé contre un formulaire blanc. Rien ne différait sur ce formulaire par rapport au précédent.

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Prenant le formulaire blanc avec dédain (voir photo de gauche, si si j’ai osé…), le groupe se dirigea dans les escaliers qui grimpaient sur les côtés du comptoir. Mais au milieu des escaliers.

<< Attendez, j’ai une idée ! >>, s’exclama Caurea au milieu des escaliers.
<< Allons bon… >>, dit Fû, suspicieux.
Après une petite incantation, Caurea transforma sans problème le papier blanc en papier violet.
<< Et voilà ! Qu’en dites-vous ? >>
<< Qu’on va devoir commencer à s’y habituer ou bien c’est ce genre d’éclair de génie qui n’arrive qu’une fois par an ? >>, moqua Auriel.
Recevant un regard foudroyant de Caurea qui le fit pleurer de rire, Auriel proposa de remplir le formulaire et de le rapporter. Ils le firent et se virent autoriser à monter les étages qui les séparaient du “responsable” des lieux.

La montée…

Les aventuriers s’arrêtèrent tout naturellement à l’étage suivant où ils commencèrent par échanger des formalités d’usage. Les personnes qui se trouvaient là, qui semblaient être des employés de l’ambassade, tenaient en revanche des propos fort incohérents. Tous parlaient d’une mystérieuse Jeanne. Tous la cherchaient, elle n’était pas revenue avec ses “cafés”. Devant l’imbécillité régnant, Fû commença (il fut rejoint par Caurea, Nacre, et Rita) à meuler (au sens littéral du terme) la tête de ces pauvres clercs de bureaux qui cherchaient juste leur Jeanne. Une fois le bain de sang achevé, le groupe décida de monter quatre par quatre les marches qui menaient au bout de la tour, dussent-ils meuler encore bien d’autres personnes. Outres les employés, et une femme inconnue portant un plateau de gobelets que Fû fût prompt à dégommer, rien de vint troubler la progression des héros.
Ils avaient cependant arrêté de compter le nombre d"étages qu’ils avaient parcouru, aussi ils décidèrent de laisser un un payous en vie afin de l’interroger. Oh, rassurez-vous, cet armistice fut courte, puisse qu’aussitôt Fû apprit l’existence d’un “élévateur”, il redoubla de fureur dans ces coups.

asterix-et-obelix-mission-cleopatre-13512_1_.jpg Cette machine étrange revint à la tête d’Auriel qui avait déjà entendu des ingénieurs nain en dévoiler le principe.
“C’est une machine qui permet de monter des étages sans efforts !”, dit-il, avant que ne se referment les portes de sécurité de la plateforme mobile. Il le prononça en outre suffisamment fort pour qu’un homme à terre, se traînant dans une flaque de son propre sang, prononce “Sans efforts ? Parle pour toi…” avant de mourir devant la cage d’ascenseur.

Lorsque les portes s’ouvrirent, tous les étages avaient été parcourus en un rien de temps ! Parcourant le couloir qui les séparaient d’une porte, le groupe entra avec fracas dans le bureau du “Directeur Général”, où une secrétaire paniquée tenta d’enclencher une alarme. En vain, puisque sa tête quitta ses épaules bien avant qu’elle eut le temps de bouger. Ils fouillèrent les documents archivés dans le bureau, trouvant ainsi les renseignements désirés à propos de Ahghairon. Rien de bien fournit, aucun mobile, aucune explication, si ce n’est la destination précise : la capitale du Thay, Eltabbar.
Il ne restait plus qu’à déterminer ce qui se cachait derrière une lourde double porte finement ouvragée qui sembalit mener vers un autre bureau depuis la pièce actuelle. Faisant voler en éclat, le groupe tomba ainsi nez-à-nez avec un directeur surpris d’une menace si soudaine, faisant un bond derrière son bureau.
Bureau que Caurea tenta d’ailleurs de soulever, en vain, durant tout le combat qui fit rage par la suite. Cet ennemi était puissant, certes, mais un gratte-papier ne pouvait rien contre des guerriers et mages affûtés. Il fut ainsi mis hors d’état de nuire, rapidement.

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